Sneakicks On court #3

Sneakicks On court #3

Une fois par mois, Sneakicks teste sur les parquets et emmène sur les playgrounds les meilleurs modèles performances qui font l’actualité.
Ce mois ci, Sneakicks se met en mode «Back To The Future» avec la Jordan XI Legend Blue. Suivez nous en 1996.

Chicago. Février 1996. Après des heures d’attente devant le Nike Town de Michigan Avenue, je ressors enfin avec le Saint Graal : ma paire de Jordan XI Columbia. Quelques jours plus tôt, le 11 février exactement, Michael Jordan a présenté ce modèle au monde entier de la plus belle des manières : en devenant MVP du 46ème NBA All Star Game qui s’est déroulé à San Antonio. Après le semi échec de son retour aux affaires en mars 1995 (mettant fin à une tentative peu mémorable dans le monde du baseball professionnel), celui qui est déjà considéré comme le plus grand joueur de tous les temps a décidé de se donner les moyens d’une remontée au sommet de la planète basket.
Une salle construite à deux pas des studios dans lesquels est tourné le fameux «Spacejam», avec appareils de musculations, parquet et joueurs NBA chevronnés en vue d’une remise en forme généralependant l’été 95. Jordan rayonne, mais pas autant que son nouveau signature model : la Jordan XI. Testée lors des playoffs 1995, sous le coloris «Concord», elle fit sensation instantanément : du cuir brillant (patent leather) sur une chaussure de basket ? Une folie ! A tel point que la très sévère NBA lui infligea (comme en 1985) une amende pour non respect du dress code obligatoire sur les couleurs des sneakers devant se coordonner avec l’uniforme.
Nouveauté + amendes = succès immédiat, même si les Bulls se font sortir en playoffs assez sèchement par les jeunes loups d’Orlando.
Le miracle Jordan n’a pas eu lieu, et il faudra attendre la prochaine saison pour voir le véritable niveau du maître.Et quelle saison ! En février 1996, à l’heure de ces lignes, Chicago est sur les traces du record absolu des 69 victoires des Los Angeles Lakers. L’arrivée du fantasque Dennis Rodman n’est pas étranger à ce succès, et la magie a vite opéré. Imaginez un retour de MJ, un record historique, et pourquoi pas un nouveau titre de champion (même si cette année les Sonics de Seattle ont l’air affutés…). Ce serait incroyable…Mais pour le moment, je n’ai qu’une idée en tête, rentrer en France, rendre dingue mes potes avec cette paire que je serai le seul à avoir, et surtout la tester sur mon parquet fétiche. Game Time !

CONFORT : La crainte de la rigidité du patent leather est vite estompée : toute cette partie est en fait une sorte de toebox élargie, et le reste du pied respire parfaitement, grâce au très technique «Ballistic Neon Mesh» qui donne une souplesse et aération étonnante (même si ce n’est pas celle de la VI, référence en la matière), sans parler de la légèreté sans précédent, surtout quand on voit la lourdeur de certains des modèles de joueurs majeurs comme Scottie Pippen, Shaquille O’Neal ou Grant Hill… Faciles à enfiler, l’efficacité est immédiate. Peut être qu’une demie pointure au dessus aurait été plus judicieuse, mais on ne se sent ni serré, ni compressé.

MAINTIEN : Solide. Très solide. Au moment de tenir la paire entre mes mains, avec 80 personnes qui attendaient leur tour, je me suis dit que tout ce «tissu» ne pourrait assurer un maintien suffisant. Même les oeillets sont en fait cousus au tout, ce qui peut désorienter, même si ce système a fait ses preuves sur la Jordan X. Le laçage très épais n’est pas là que pour faire joli, il verrouille parfaitement, et en douceur qui plus est. La partie en cuir derrière le talon rassurera les anxieux. La sensation est partagée et c’est là que c’est révolutionnaire : on se sent bien pris à la cheville comme sur un modèle mid, mais pourtant la souplesse et la liberté qui lui est accordée donne un feeling de «low cut». Du grand art.

AMORTI ET TRACTION : Le compromis parfait. Les appuis du Maitre sont tellement violents que le courtfeel (contact au sol) est bien dosé, mais la semelle de la XI est une avancée majeure. Une Air Unit parfaitement répartie qui donne l’impression d’être monté sur ressorts. Et allez savoir pourquoi, le côté translucide de ladite semelle renforce l’idée que le Jumpman est en vous (I Believe I Can Flyyyyyyyy…) Minuscule bémol pour l’accroche sur sol poussiéreux. La répartition des forces donne une traction bluffante, sans avoir le moindre point douloureux même après un freinage ou un changement de direction brusque. L’amorti est parfait, surtout (je me répète) quand on le compare aux modèles qui sont sur le marché en cet hiver 96.

DURABILITE : Une Jordan, ça se chérit, quelle qu’elle soit. Et une Jordan ramenée des US, avec un coloris «full white» et une semelle transparente, encore plus ! Rien que l’idée d’érafler mon shiny leather sur l’asphalte me colle des sueurs froides. Ce patent leather est néanmoins très épais et solide : après une bonne semaine d’entrainements intensifs, pas un pli ni une éraflure. En même temps, c’est la moindre des choses pour une paire de kicks à 125 dollars. Le prix de l’excellence, puisque figurent sur la chaussure les mentions Jumpman (si un jour, ce nouveau truc qu’on appelle internet se développe, ça pourrait être sa marque de fabrique non ?), et à l’intérieur «produit de qualité inspirée par le plus grand joueur de tous les temps». Seul MJ la porte en NBA cette saison, respect oblige. Amis ballers, il faudra assurer avec une telle arme !

STYLE : Ré-vo-lu-tion ! Une fois de plus, Tinker Hatfield a montré qu’il était un magicien. Après le «qu’est ce que c’est que cette pompe de l’espace…», puis «on n’a jamais vu ça…», on finit par s’incliner, comme d’habitude. Silhouette unique, look flashy malgré des couleurs basiques, cette XI se porterait même avec un smoking, comme les phénomènes R’n’b de Boyz II Men ont pu le faire récemment sur scène, et devient aussi une star de cinéma à elle seule dans SpaceJam. J’ai l’impression que tout le monde regarde mes pieds pour le moment, mais si Jordan mène son retour comme il l’entend, d’ici 10-15 ans on se rendra compte du côté iconique de cette sneaker qui sera peut être l’une des plus reconnue de l’histoire. Tinker les a faite briller, Michael les fera voler !

CONCLUSION : Du blanc, un jumpman bleu indémodable qui rappelle les belles heures du maitre à North Carolina, une technologie qui a 10 ans d’avance, un confort sans égal, la Jordan XI inspirera sur les parquets les mêmes réactions que devant Michael Jordan himself : crainte et respect. Seul regret : ne pas avoir eu le droit d’en prendre deux paires, une pour maintenant et une pour plus tard… Vu que Nike a tenté (sans succès) de rééditer les AJ1 en 1994 et que cette idée de shoes «rétros» pourrait se développer dans le futur, peut être que d’ici 20 piges on reverra la Jordan XI Columbia dans les sneakershops de l’hexagone. Et là, croyez moi, je ne les laisserai pas passer !J’espère aussi que Jordan saura montrer au monde qu’il peut réussir le plus grand comeback de l’histoire du sport. Parce que selon les observateurs, de jeunes loups devraient débarquer en NBA l’an prochain, donc un jeune lycéen nommé Kobe Bryant. Mais ça, c’est une autre histoire.

NOTE : 23/20

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Quelques photos de MJ en pleine action avec ces différentes XI

Pour les addict vous pouvez trouvez la plupart des XI sur Flight Club et la « Legend blue » qui sort Samedi sera dispo chez nos amis de Cornerstreet et sur Nikestore

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Michael Jordan dunks
1996 NBA Finals Game 2:  Seattle SuperSonics vs. Chicago Bulls
1996 NBA Finals Game 6: Seattle SuperSonics vs. Chicago Bulls

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